Magnifique innocence, l'obscurité nous cache aux yeux accusateurs de ce monde. Le poids de nos péchés nous entrave. Un amour nocturne me lie à toi, un rêve partagé entre le désir de n'être pas, seul, et celui d'exister simplement dans la lumière de ton c½ur.
Les rouages nous bloquent, entravent la permanence du lien. Mais la musique porte encore loin, les sons résonnent encore lorsque les larmes se perdent.
A tes yeux, je n'étais pas plus que ce que les autres pensaient de moi, rien, une poussière sur le chemin, une brume qui ne ressent rien. Mais à mesure que cette brume pénétrait ton contact, tes sens, et devenait un épais brouillard dans lequel l'âme et le corps se perdent, ta conscience de l'autre, de mon existence, vit le jour en ton esprit. Celui qui cherchait à t'atteindre dans ta tour d'ivoire, celui qui te parlait sans que tu l'entendes, celui qui te souriait parmi la foule des anonymes, toutes ces paroles simples à ton attention, tous ces petits rien, ça, c'était moi.
La joie que tu ignorais, les vies que tu méprisais, tu en as pris enfin conscience. Et la danse des sens prit sa dimension, les hommes auprès de toi retrouvèrent leur innocence.
Les liens se tissèrent, les mailles se resserrèrent pour t'aliéner au monde, toi qui n'en faisais point partie, spectatrice qui croyait que tout n'était qu'illusion, refusant de traverser le miroir d'Alice.
Ta réalité, par moi prit un nouvel éclat, quand la mienne, prit son existence par la tienne. Où sont nos sabliers ? Leur temps s'écoule-t-il au même rythme ? Sommes-nous en symbiose, avançant et nous enlaçant avec la même chaleur que notre mère Terre ? Nous qui n'étions qu'éphémères dans la solitude de notre prison de chair et d'esprit, sommes-nous concrets ? Sommes-nous vivants lorsque je t'inspire, lorsque tu m'expires, lorsque notre souffle ne fait qu'un, se complète au gré de l'air qui nous parvient ?
Envolons-nous loin, très loin, que demain n'existe point, que nous ne soyons plus qu'un point dans l'horizon du matin. Mes mains sont entachées de ton essence, ton c½ur saigne d'un amour qui est le mien. Notre lien n'a qu'un sens unique, celui d'un même destin, d'une lueur dans l'obscurité abyssale de ces villes, de ces tours de béton sans vie, de ses hommes morts dans l'envie, le désir d'une illusion qu'ils n'ont pas faite leur.
Toi et moi savons que nous ne sommes réels qu'à travers le regard de l'autre. Je t'ai sauvé parce que tu m'as donné réalité, parce que tu m'as rendu ma liberté. Comment pourraient-ils en arriver là ? Comment penser sans jamais juger, comment évoluer, exister sans même penser ? Leurs illusions nous privent de liberté. Leur égoïsme nous chasse de leurs cités et les anges nous entendront prier, clamer leur pitié. Les hommes sont pour beaucoup des pantins sur une scène désertée par les âmes, des corps sans amarres spirituelles.
Fuyons mon amour, de tout l'univers, fuyons ces terres, ces villes baignées de cette fausse lumière. Nous n'avons pas besoin de ce feu qui veut consumer nos ailes. Notre âme est trop fragile pour être brisée par la flamme de la ville. Nous ne pouvons être des phalènes livrées au feu dans la nuit.
Préserve-toi de cette douleur, de ce crime silencieux, frayons-nous un chemin jusqu'aux cieux, retrouver notre place, celle de notre amour qui nous lie à Dieu.
Adieu, hommes de sel, puisse la pluie faire fondre votre carapace d'inconscience, vous révéler au monde l'insouciance joyeuse et libre. Ouvrez-vous à la vie, à ses mystères, pensez la lumière. Pansez vos plaies, vos âmes, peut-être trouverez-vous celui ou celle que vous devez à tout prix sauver.
Et après... Volez.
Les rouages nous bloquent, entravent la permanence du lien. Mais la musique porte encore loin, les sons résonnent encore lorsque les larmes se perdent.
A tes yeux, je n'étais pas plus que ce que les autres pensaient de moi, rien, une poussière sur le chemin, une brume qui ne ressent rien. Mais à mesure que cette brume pénétrait ton contact, tes sens, et devenait un épais brouillard dans lequel l'âme et le corps se perdent, ta conscience de l'autre, de mon existence, vit le jour en ton esprit. Celui qui cherchait à t'atteindre dans ta tour d'ivoire, celui qui te parlait sans que tu l'entendes, celui qui te souriait parmi la foule des anonymes, toutes ces paroles simples à ton attention, tous ces petits rien, ça, c'était moi.
La joie que tu ignorais, les vies que tu méprisais, tu en as pris enfin conscience. Et la danse des sens prit sa dimension, les hommes auprès de toi retrouvèrent leur innocence.
Les liens se tissèrent, les mailles se resserrèrent pour t'aliéner au monde, toi qui n'en faisais point partie, spectatrice qui croyait que tout n'était qu'illusion, refusant de traverser le miroir d'Alice.
Ta réalité, par moi prit un nouvel éclat, quand la mienne, prit son existence par la tienne. Où sont nos sabliers ? Leur temps s'écoule-t-il au même rythme ? Sommes-nous en symbiose, avançant et nous enlaçant avec la même chaleur que notre mère Terre ? Nous qui n'étions qu'éphémères dans la solitude de notre prison de chair et d'esprit, sommes-nous concrets ? Sommes-nous vivants lorsque je t'inspire, lorsque tu m'expires, lorsque notre souffle ne fait qu'un, se complète au gré de l'air qui nous parvient ?
Envolons-nous loin, très loin, que demain n'existe point, que nous ne soyons plus qu'un point dans l'horizon du matin. Mes mains sont entachées de ton essence, ton c½ur saigne d'un amour qui est le mien. Notre lien n'a qu'un sens unique, celui d'un même destin, d'une lueur dans l'obscurité abyssale de ces villes, de ces tours de béton sans vie, de ses hommes morts dans l'envie, le désir d'une illusion qu'ils n'ont pas faite leur.
Toi et moi savons que nous ne sommes réels qu'à travers le regard de l'autre. Je t'ai sauvé parce que tu m'as donné réalité, parce que tu m'as rendu ma liberté. Comment pourraient-ils en arriver là ? Comment penser sans jamais juger, comment évoluer, exister sans même penser ? Leurs illusions nous privent de liberté. Leur égoïsme nous chasse de leurs cités et les anges nous entendront prier, clamer leur pitié. Les hommes sont pour beaucoup des pantins sur une scène désertée par les âmes, des corps sans amarres spirituelles.
Fuyons mon amour, de tout l'univers, fuyons ces terres, ces villes baignées de cette fausse lumière. Nous n'avons pas besoin de ce feu qui veut consumer nos ailes. Notre âme est trop fragile pour être brisée par la flamme de la ville. Nous ne pouvons être des phalènes livrées au feu dans la nuit.
Préserve-toi de cette douleur, de ce crime silencieux, frayons-nous un chemin jusqu'aux cieux, retrouver notre place, celle de notre amour qui nous lie à Dieu.
Adieu, hommes de sel, puisse la pluie faire fondre votre carapace d'inconscience, vous révéler au monde l'insouciance joyeuse et libre. Ouvrez-vous à la vie, à ses mystères, pensez la lumière. Pansez vos plaies, vos âmes, peut-être trouverez-vous celui ou celle que vous devez à tout prix sauver.
Et après... Volez.




